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Immunité chez les monogastriques et session vaches laitières au programme de l’AFTAA

L’AFTAA* propose deux nouvelles sessions de formation et d’information en cette fin d’année 2017. D’une part, la session vaches laitières, d’autre part celle consacrée à l’immunité et la nutrition.

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Session vaches laitières, le 23 novembre 2017 à Paris

La 9ème Journée Ferec Semptey abordera cinq thèmes majeurs et d’actualités, allant de la présentation des nouveautés Systali pour la nutition des vaches laitières, aux enjeux zootechniques de l’abreuvement en passant par la conduite des veaux lors de leurs six premiers mois de vie.
L’après-midi sera consacré au marché laitier, avec d’une part le secteur laitier français face à la concurrence, d’autre part le secteur laitier canadien.
Comme à chaque session, un intervenant international est invité. Cette année, l’AFTAA a convié Nicolas Jobin, spécialisé dans le financement et le redressement des exploitations agricoles. Il abordera en particulier les enjeux et les problématiques organisationnelles pour les producteurs laitiers face à l’évolution de la population et de la consommation des produits laitiers.

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Session Immunité et nutrition 2, le 7 décembre au Mans

Suite au succès de la 1ère session en 2017 et à la demande des adhérents, l’AFTAA organise une seconde session sur l’immunité et la nutrition. Cette année, cette session sera consacrée aux monogastriques, avec trois modules :
– La physiologie immunitaire de l’intestin
– Les contrôles et modulations de l’immunité
– L’approche de l’immunité par les firmes de nutrition animale.
Les participants auront comme conférenciers des experts de l’immunité venant de l’Ecole vétérinaire d’Alfort, de l’Institut Pasteur, de l’Inra de Lille et de Rennes…

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* Association Française des Techniciens de l’Alimentation et des productions Animales

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Développement dynamique pour l’agriculture bio, mais rien n’est acquis

5 % de la SAU en France. C’est ce que représente l’agriculture bio, si l’on se réfère aux derniers chiffres publiés par l’Agence Bio. Les conversions s’accélèrent, avec 3 000 nouveaux agriculteurs en bio sur le 1er semestre 2017. Au total, la France recense 32 264 producteurs en bio, soit une progression de 12 % en 2016. Ils pèsent pour 77 700 emplois directs en équivalent temps plein.

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Mais le ciel de la bio n’est pas tout bleu. Des nuages noirs s’amoncellent, les uns provenant de l’Etat Français, les autres de l’Union Européenne.

Les futurs bio victimes de retard de paiement

En France, le problème est lié au financement des conversions et des mesures de maintien en production bio. L’Etat affiche un retard de deux années. Le média Les Echos pointe du doigt le manque d’anticipation, alors que l’ancien ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll avait décidé d’augmenter les aides à la conversion et d’allonger la période de leur versement. Situation compliquée par « le manque d’expérience des conseils régionaux auxquels ont été transférés la gestion des aides européennes du pilier 2 ».

Sur son site, Le Monde présente le témoignage d’un céréalier installé sur 160 ha dans les Yvelines : il ne devrait toucher le solde de 2015 et celui de 2016 seulement en mars 2018. Quelques dizaines de milliers d’euros sont en jeu. « Pour les agriculteurs bio, le versement des aides est devenu un véritable casse-tête », conclut l’article.

Ces retards inquiètent fortement Florent Guhl, le directeur de l’Agence Bio. Il déclare sur Terre-net que « si on ne fait rien aujourd’hui, la France risque de dépendre de l’importation pour sa consommation bio d’ici une dizaine d’années ».

Des conceptions très différentes du bio

Le risque est réel, d’autant que tout le monde n’a pas la même conception du bio. Le site Agriculture et Environnement rappelle la volonté de la Commission Européenne « de lever les obstacles au développement durable de la production biologique dans l’Union Européenne ».

Certains veulent l’assouplissement des règles, notamment les pays nordiques, qui veulent autoriser la culture en bacs en production bio. Cette culture hors-sol est l’un des principaux litiges avec les responsables professionnels de la filière bio en France. Les uns veulent maintenir le lien au sol, les autres mettre en avant une meilleure efficience des mesures de biocontrôle.

Derrière ces divergences techniques se cachent d’importants enjeux économiques dans un contexte où la demande en bio connait une forte dynamique positive. Aux Européens du Nord, s’ajoutent les Américains, les Israéliens… très actifs sur le marché de la culture hors-sol.

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Du robot de traite à la durabilité de la production laitière

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L’Institut de l’Elevage a programmé au 12 avril 2016 sa conférence Grand Angle Lait à Paris. Pour 2016, le programme se concentre sur l’actualité des marchés laitiers et la durabilité de la production laitière.

La matinée débute par l’incidence du cours des matières premières sur les marchés laitiers, puis fait un zoom sur les convergences et écarts de compétitivité entre la France et les pays de l’Europe du Nord. Elle se finira notamment avec une intervention sur les recommandations pour maîtriser les coûts d’équipement en robots de traite.

L’après-midi donnera la parole à un représentant de la coopérative néerlandaise Friesland Campina qui devrait partager son expérience de la production laitière durable aux Pays-Bas. La parole sera ensuite donnée au groupe Danone pour présenter le projet Reine Mathilde, dans lequel est impliqué l’Institut de l’Elevage. La journée se clôturera sur un sujet de terrain, « les pratiques de l’écornage socialement acceptables ».

Les inscriptions sont désormais ouvertes. Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page du site de l’Institut de l’Elevage consacrée à cette 3è édition du Grand Angle Lait

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L’Agence Symphonie assure la communication de Campagnes TV

Annonce 1 Campagnes TVCampagnes TV est l’unique chaine thématique consacrée au monde rural et aux territoires, à la ruralité et aux agricultures. La chaine a confié sa campagne de communication à L’Agence Symphonie. La nouvelle campagne a été dévoilée lors d’une conférence de presse, où Campagnes TV a annoncé sa diffusion sur le Satellite (Canat Sat et Orange Sat) et présenté sa grille de rentrée.

La recommandation créative de l’agence rennaise vient illustrer les émissions phares de la chaine, avec une accroche volontairement humoristique et accessible.  Les images traduisent la fraîcheur, le dynamisme, le réalisme et la qualité du contenu éditorial de Campagnes TV.

L’agence est impliquée dans l’élaboration du médiaplanning qui sera engagé auprès des principales cibles identifiées et intéressées par le contenu de la chaine (le tourisme rural, l’art de vivre dans les territoires, la gastronomie et la mise en valeur des produits du terroir et de la mer, l’environnement…) : les rurbains, les ruraux et agriculteurs.

L’Agence Symphonie a été créée en 2014 par deux professionnels de la communication, aux compétences et expériences complémentaires, Loïc Doumalin (DVM) et Hugues de la Bellière.

Campagnes TV est un nouveau budget  pour l’agence qui renforce son image auprès des autres entreprises ayant déjà fait confiance à ses fondateurs depuis sa création.

Campagnes TV est diffusée  sur Orange Sat et Canal Sat depuis le 9 février 2016. CanalSat : 76 / Free : 92 / Numericable : 85 / Orange : 112 / Bouygues : 204 / SFR : 212

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Campagnes TV, chaine thématique créée en 2013 par Thierry Laval. La chaine est présidée par Guy Vasseur, président de l’APCA, et dirigée par Olivier Alleman, Directeur Général Délégué. L’actionnariat est composé du groupe Vilgrain, de l’APCA (Association Permanente des Chambres d’Agriculture) et du groupe Avril.

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#Viande : le hashtag de la semaine. Tout un cirque autour du rapport de l’ OMS sur la consommation de viande rouge

Viande de boeuf

Le rapport du CIRC, l’agence de recherche sur le cancer de l’OMS à Lyon, a mis en émoi la filière bovine française et excité pas mal de monde. Rares ont été les conversations ces jours-ci où il n’était pas question de ce rapport sur la viande rouge à l’heure de se mettre à table.

Cette information de l’OMS a provoqué des réactions exagérées de tous côtés. Comme Anima Veg qui se réjouit que les viandes rouges ou transformées soient « bientôt classées cancérigènes à côté des cigarettes ».

Un lobbying contre la viande rouge ?

De son côté, le Président de la FRSEA de Basse-Normandie, ne va pas de main morte dans l’édito de la newsletter de L’Agriculteur Normand du 28 octobre   . « … il y a lieu de douter de la bonne foi de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Comment cette organisation internationale reconnue peut-elle tomber ainsi dans le sensationnalisme ? … Certains y verront le lobby végétarien, d’autres celui des industriels américains à un moment où les négociations commerciales transatlantiques achoppent, précisément, sur le commerce de la viande ». On peut cependant s’interroger comme lui de la gestion de la communication de l’OMS sur un sujet sensible.

Je remettrai le pompon de la récupération démagogique au tweet de la mairie du 2è arrondissement de Paris qui renvoie sur son site et au Jeudi Veggie mis en place en 2014 avec l’appui de l’Association Végétarienne de France et de la fameuse L214 ! Le service communication de Jacques Boutault, membre d’Europe Ecologie Les Verts (ceci explique cela) traitant les élevages industriels comme « un vrai problème de santé publique ».

Les principes d’une bonne alimentation

Dans la Dépêche.fr du 29 octobre , Marc Pagès, directeur général d’Interbev, trouve extraordinaire que l’OMS « préconise pour la santé un repas standard avec de la viande accompagnée de féculents ! » en parallèle de cette communication sur le risque prétendu de la viande rouge transformée ou non. « Nous ne proposons pas autre chose en prônant l’équilibre plutôt que l’exclusion ».

Il est vrai que l’OMS n’a pas mis en perspectives les conclusions de cette méta-analyse bibliographique. Des spécialistes s’en sont chargés, comme le cardiologue et nutritionniste Frédéric Saldmann sur le site de BFM TV pour qui il est nécessaire de tenir compte des quantités, des fréquences de consommation, des modes de préparation…. avant de crier au loup !

La viande rouge, un facteur de risques parmi d’autres

Il insiste sur le fait que la consommation de viande rouge ou de viande transformée (charcuterie…) n’est qu’un des facteurs de risque de cancer colorectal. Jean-Michel Lecerf, chef du service de nutrition de l’Institut Pasteur de Lille, sur Le Monde.fr ne dit pas autre chose, en citant des facteurs aggravants comme l’obésité, la sédentarité, la génétique… et des facteurs protecteurs que sont la consommation de fruits, de légumes et de produits laitiers.

Même approche pour l’épidémiologiste et directeur de recherches, le Dr Marie-Christine Boutron-Ruault, qui précise que divers facteurs interviennent comme la cuisson ou les dispositions génétiques (interview du Monde.fr mise en ligne le 30 octobre). Pragmatique, elle rappelle que la charcuterie fait partie de notre patrimoine gastronomique : cependant, il faut savoir rester raisonnable et ne pas dépasser en tous les cas 50 g de produits charcutiers par jour. Et d’en rester à moins de 500 g par semaine pour la viande rouge, ce qui laisse de belles perspectives comme une bonne côte de bœuf le dimanche en famille ou entre amis !

L’OMS n’empêche pas de manger de la viande rouge

Les réactions provoquées par cette nouvelle (qui n’en est pas une au final !) ont amené l’OMS à rassurer et à se défendre d’avoir appelé les consommateurs à ne plus manger de viande, comme l’indique l’article de LeMonde.fr : « L’OMS ne demande pas aux gens d’arrêter de manger de la viande »  LeMonde.fr du 30 octobre.  Et d’indiquer que « réduire la consommation de ces produits peut réduire le risque de cancer colorectal ». Aujourd’hui, aucune donnée scientifique ne permet de déterminer une quantité saine de viande rouge à consommer.

N’oublions pas que la viande rouge est aussi intéressante nutritionnellement par ses apports en vitamines B, zinc ou fer. « L’idéal est de manger deux fois par semaine de la viande rouge, et environ une fois par jour des produits animaux – en incluant les œufs, les produits laitiers, le poisson… » précise Jean-Michel Lecerf (Le Monde.fr).

Pour conclure, je citerai ce tweet humoristique de MKH : « Pour éviter l’effet cancérogène de la #viande rouge, prenez soin de commander un steack bleu ! ».

Loïc Doumalin

A lire :

Groupes de risques cancérigènes du CIRC

27 questions à propos de la communication du CIRC

Interview du Pr Legrand, directeur du laboratoire de nutrition humaine, AgroCampus Inra, Rennes –  « Sans protéines animales, difficile d’éviter les carences » – LeFigaro.fr

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Filière porcine : Stéphane Le Foll propose une stratégie de contractualisation et des caisses de sécurisation

Lors de sa conférence de presse du 23 septembre, Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Forêt, a annoncé la création de caisses de sécurisation dans le cadre d’une stratégie de contractualisation dans la filière porcine.

Autre information : cette stratégie de contractualisation est en cours d’étude avec la FNB pour la filière bovine, et pourrait être aussi étudiée avec la FNPL pour la filière lait.

A cette occasion, le Ministre a précisé qu’un appel à manifestation d’intérêt sera mis très prochainement en ligne via un questionnaire sur le site du ministère. Ce questionnaire s’adresse à l’ensemble des acteurs de la filière porcine pour recenser les attentes, identifier les freins et les leviers de mise en oeuvre… concernant la contractualisation. Cette enquête doit aboutir sur un guide des bonnes pratiques.

 

Inventer un modèle français

« Nous devons inventer notre modèle », en évitant l’intégration par l’aval comme en Espagne, ou par l’amont comme en Allemagne ou au Danemark. La filière porcine ne peut pas supporter une politique low cost qui « se résume au coût de la carcasse ». La contractualisation est un choix stratégique qui « sécurisera le producteur et limitera la volatilité ».

Les caisses de sécurisation bénéficieront de conditions fiscales favorables et « sont compatibles avec la législation actuelle pour des contrats tripartites entre producteurs, industriels et grande distribution ».

 

Manque de transparence de Bigard

Alors que le Ministre était en visite au Space à Rennes, le vendredi 18 septembre, le groupe Bigard  a annoncé qu’il se retirait du marché au cadran de Plérin (22) et achèterait à 1,32 € le kg. Le groupe argumente que les écarts de prix sont trop importants avec le marché allemands. Stéphane Le Foll réfute cet argument qu’il juge fallacieux alors que les prix sont remontés en Allemagne depuis trois semaines et que le cours de Plérin est passé de 1,40 € à 1,37 €.

De même, Stéphane Le Foll ne comprend pas la position de la Cooperl. Il leur demande plus de transparence pour construire sereinement l’avenir de la filière porcine. Il s’étonne que Bigard annonce des difficultés financières, alors que ce groupe ne publie pas ses chiffres.

 

Des réformes attendues pour Plérin

Mais les autres acteurs de la filière ne sont pas en reste pour les récriminations du Ministre. Il se dit être le premier désolé que les responsables du marché de Plérin n’aient toujours pas fait de propositions de réforme pour cet outil. Réforme demandée par Bigard et Cooperl entre autres… « Il faut que le marché de Plérin prenne en compte les évolutions vers la contractualisation ».

Enfin, le Ministre considère que « les groupements de producteurs ont un rôle proactif à jouer dans la nouvelle stratégie de contractualisation et ne doivent pas être focalisés sur une politique de low cost et de baisse des prix ».

 

A lire

Communiqué de presse

Contractualisation en filière porcine : note de synthèse du 23 septembre 2015

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